Fresne

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IXème siècle : Fraxinis

1042 : Frasnias

1143 : Fraine

1175 : Fraisnes

1242 : Fraisne

1244 : Fraxuli

1366 : La Mote de Fraines

1422 : Fresnes-en-Ponthieu

1584 : Fresnes

1627 : Fresnes-lez-Authie

1680 : Fresnes

1701 : Fresne

1761 : Frêne

1763 : Fresnes

1850 : Fresnes-lez-Nampont

Fresne est un hameau de Nampont.

Au IXème siècle, on trouve Guicardus de Fraxinis et Bernadus de Fraxinis.

En 1143, Johannes de Fraine, miles Widomis de Monsterolo est cité dans un acte de Nampont.

En 1143, Robertus filius Fulconis de Fraisnes est chevalier du lieu.

En 1153, Bernardus de Fraisne, Chevalier, Chevalier est cité dans divers actes de Nampont ainsi qu’en 1166, 1176, 1179 et 1180.

En 1153, Hugues de Fresnes, est témoin dans une charte du Comte Jean de Ponthieu.

En 1175, on trouve Henricus de Fraisnes miles.

En 1206, Fulco de Fraisnes miles apparait dans une charte du Ponthieu.

En Août 1249, Henricus dominus de Fraisnes est cité dans un acte de Nampont.

En Juin 1258, Henricus de Fraisnes, homo ligius Bernardi de Morolio est cité dans un acte de l’Abbaye de Dommartin.

En 1270, Guillaume de Frennes est cité dans un cartulaire du Ponthieu.

En Avril 1333, Jehan de Fraisnes, Ecuyer, Seigneur de Fraisnes, passe un compromis avec l’Abbaye de Dommartin, il y parle d’Henry de Fraisnes, frère et devancier dudit Jehan, décédé.

La Motte de Fraines est tenue de La Ferté en 1366.

Le 22 juin 1381, Guillaume de Fresne, Ecuyer, fait aveu à Rogues de Soissons, Chevalier, Seigneur de Moreuil et du Quesne, tuteur de Colaye de Soissons, Dame de Villers-sur-Authie pour la Seigneurie de Fresne.

Jean de Béthencourt, Seigneur de Béthencourt en Artois et de Fresne-en-Ponthieu, épousa Jeanne de Mailly, fille de Mathieu de Mailly, Seigneur de Fouconvillers, qu’il eut en partage, le 10 janvier 1422, de Jehan de Mailly, Seigneur d’Authuille, son frère aîné.

Fresne fut pillé et brûlé par les Bourguignons de Charles-le-Téméraire en 1472.

En 1494, Pierre de Fresne est Archer de la Compagnie du Seigneur de La Gruthuze.

Jean de Béthencourt, Ecuyer, Seigneur de Fresne, rapporté dans le compte du domaine de Ponthieu en l’an 1515. Ledit Jean de Béthencourt, Chevalier cité en 1495 et 1520 comme Seigneur de Fresne.

En 1522, Adrien de Fresne est Archer de la Compagnie de Humières.

En 1523, Guillaume de Fresne est Archer de la Compagnie du Duc de Vendôme.

En 1534, Fresne est ainsi désigné dans un aveu : « …maison manable fermée de pierres et masonnrie, encloze de fossés allentour et basse court… ».

En 1543, Jean de Miannay, Ecuyer, l’un des cent gentilshommes de la maison du Roi, Seigneur de La Motte, vendit à Pierre Blondel la Seigneurie de Fresne, tenue par une paire d’éperons dorés ou 12 sols 6 deniers parisis.

 

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Pierre Blondel, marié à Antoinette du Bois de Villers, acheta cette seigneurie en 1560. Il vivait encore en 1595. Il paraît avoir appartenu à une branche obscure et non rattachée des Blondel de Joigny, il portait leurs armes. Le 12 septembre 1573, il donne un fief à Tigny et Noyelles en dot à sa fille Claire Blondel, religieuse de Sainte-Austreberthe, elle en devint Abbesse, de 1583 à 1620.

Pierre Blondel de Fresne et sa belle-mère, Dame Marie de Glisy, Dame de Machy, baillent à surcens, le 12 juillet 1580, une maison à usage de « …tabverne… » séant près le pont de Collines, tenue foncièrement de Fresne, par 30 sols, une poule et deux sarcelles « …sur lequel lieu ledit Seigneur de Fresnes ny ses hoirs ne polront demander…aulcun droict de forage, viconté ny aultres droict quy polroit estre deubt audit seigneur de Fresnes pour raison de vin et aultre breuvage quilz se venderont en ladite maison et lieu de ceste prinse, et ce durant le temps que ledit lieu sera à usag de tabverne… ».

Le 8 octobre 1584, Pierre Blondel étant veuf, et qualifié Ecuyer, Seigneur de Fresne, d’Abihem, et de Nempont-Saint-Firmin en partie et trois fiefs séant au village de Villers-sur-Authie, il fait donation à Loys Blondel, Ecuyer, son fils unique, de la terre et Seigneurie de Fresne, « …tant en terres domanialles que terres, pastures, boys, censsives en espèce ou argent, molin, rivières, droictures, maisons, jardins et toutes tenues féodalles ou censuaires… », qui était tenue du Roi à cause de son bailliage de Rue.

Il eut aussi pour fils Frère Jérôme Blondel, religieux de Saint-Denis en France, Prieur de Dompierre en 1592 et du Wast en 1600, lors de cette dernière année, ce prieur tua Laurent Flahault en l’hôtellerie de l’Echiquier à Montreuil, à la suite d’un bon dîner dont aucun des deux ne voulait payer l’écot, Flahault l’avait appelé moine renié, en lui disant que « …sa rasse ne valloit riens… », et avait voulu le frapper d’un coup de couteau, ils roulèrent ensemble à terre, le prieur désarma Flahault et le frappa mortellement. En 1619, dans ses chevauchées, Jehan Gonnet retrouve Frère Jérôme Blondel, Prieur de Lucheux, sans que son meurtre semble avoir entravé sa carrière.

Le fils aîné de Pierre, Louis Blondel, Ecuyer, fit le relief le 21 février 1587. Il mourut jeune, son père paraît lui avoir survécu. On ne sait si Louis fut marié et eut des enfants. Peut-être Louis eut-il pour fils Pierre Blondel, mort en minorité et dont la succession resta en déshérence ? On trouve bien, en 1627, René Blondel, Ecuyer, Seigneur de Fresnes-lez-Authie et en partie de Maisons-Ponthieu, qui habitait ce dernier village où il transigea pour les droits honorifiques de l’église. Il avait pour sœur consanguine Marguerite Blondel, Dame de Bellinville, femme de Lamoral Cornu, Ecuyer, Seigneur de Belloy. Mais ces derniers personnages ne devaient plus porter la qualité de Seigneurs de Fresne que comme titre de courtoisie. D’autre part, on voit par le testament du 17 mai 1622 de Jacques de Rimbaucourt, Ecuyer, Seigneur du Quesnoy-lez-Vauchelles, que ce dernier avait épousé Jeanne de Grambus, veuve de Louis Blondel, Ecuyer, Seigneur de Fresne, et mère de Pierre Blondel, également qualifié Seigneur de Fresne. Ce Pierre Blondel de Fresne tua en duel en 1624 François de Ribaucourt, Ecuyer, Seigneur du Quesnoy, neveu de son beau-père.

En tous cas, ses sœurs n’héritèrent pas de Fresne, et la succession, sans doute très obérée, de Pierre et de Louis, fut administrée par un curateur, Jean de Fléchin, Ecuyer, Seigneur de Wamin, qui laissa vendre à François d’Amerval l’aîné, Ecuyer, Seigneur de Montigny, qui achète la Seigneurie de Fresne, vendue par décret, le 2 décembre 1600, moyennant 1210 écus. Enseigne de 50 hommes d’armes, inhumé en 1623 dans l’église de Woignarue, il avait épousé, le 15 juin 1593, Louise de Javaillac. Dont il eut un fils Claude d’Amerval, Ecuyer, reçoit cette terre par son contrat de mariage du 4 novembre 1621 avec Françoise de Dompierre, il paye relief le 13 janvier 1622. Gouverneur de Saint-Valéry, il se noie en 1650, selon Belleval, en traversant la Somme à cheval, sa femme, morte en 1647, fut inhumée à Woignarue.

Charles d’Amerval, Ecuyer, fils du précédent, demeurant à Fresne, relief du 15 juin 1648, sert aveu au Roi le 3 novembre 1660 pour la Seigneurie de Fresne, consistant en un château, haute et basse cour, dépendances, bois, garenne, comprenant 80 journaux, et 135 journaux de terre labourable, il épouse en premières noces, le 16 octobre 1650, Marie de Vaudricourt, et en secondes noces, le 19 novembre 1670, Marie Brunel. Ils eurent pour fils Antoine d’Amerval, Ecuyer, Seigneur de Fresne, Mesnil, qui teste à Fresne, le 10 avril 1706, allié le 23 septembre 1694 à Marie Louise Le Roy de Saint Lau qui se remaria avant 1708 à François de Buire, Chevalier, Seigneur du Hamel).

Fresne comptait 13 feux et 40 habitants vers 1703.

Antoine d’Amerval, fils du précédent, Ecuyer, Seigneur de Fresne et du Miny, allié le 7 février 1727 à Marie Madeleine de Carpentin, puis à, Madeleine Françoise de Lamiré dont il eut Marie Joseph Charles Antoine d’Amerval, Chevalier, Seigneur de Fresne, Chevau-léger de la garde du Roi, né le 16 novembre 1730, mort en avril 1800, marié le 28 décembre 1755, à Regnière-Ecluse, avec Marie Françoise Joseph Vandosme, qui décéda le 14 novembre 1791, au château de Fresne, puis à Marguerite Magnier, fille de Nicolas Magnier, manoeuvrier à Nempont : du Ier lit vint Antoine François d’Amerval, Chevau-léger de la Garde du Roi, né en 1758.

En 1760, Fresne était le secours de la paroisse d’Avesnes et comptait 11 feux.

Fresne comptait 11 feux et 36 habitants en 1772.

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