Flexicourt

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1141 : Frescicort

1147 : Flexicurt

1238 : Flessicort

1256 : Freschicort

1288 : Flixecourt-sur-Authie

1317 : Flixecourt

1377 : Frésicourt-les-Nempont

1419 : Flexicourt

1426 : Flichicuria

1474 : Flixicourt-lez-Nampont

1570 : Flexcourt

1571 : Fléchicourt

1580 : Fleschicourt-lès-Nampont

1615 : Flixicourt-lez-Nempont

1757 : Flexicourt

1761 : Flechicourt

1763 : Flixicourt

1780 : Flixecourt

1781 : Fixecourt

1844 : Floxicourt

1856 : Flixicourt

Flexicourt est un hameau de Nampont.

En 1141, Hugues de Frescicort et Gérard son fils sont témoins dans un acte de Nempont. Guillaume de Flessicort, témoin dans un acte de Nempont en 1238.

En 1256, on trouve Gauthier de Freschicort, « …dictus li Borgnes… », alias Strabo, et Marguerite sa femme. Dans d’autres actes, on le nomme Galterus de Flessicort ou de Freschicourt.

Le 12 août 1288, Willaume Boinement, Ecuyer, Sire de Marenla, vend au Roi d’Angleterre, Comte de Ponthieu, tout ce qu’il possède à Flixecourt-sur-Authie.

Un dénombrement de Flexicourt fut servi au Comte de Ponthieu, le 16 mai 1317 (on n’a pas le nom du dénombrant).

Jacques de Flexicourt-lès-Nempont déposa dans l’enquête sur la noblesse de Firmin Le Ver, Ecuyer demeurant à Abbeville, le 25 juin 1375. Il est qualifié Ecuyer, et Seigneur de Lheure, après son mariage avec Marie Le Carbonnier, car ce fut elle qui lui apporta en dot cette seigneurie.

Jean de Flixecourt, Ecuyer, Seigneur dudit lieu, avoue tenir noblement en fief du Roi, comme Comte de Ponthieu, au bailliage de Waben, son manoir situé à Fléxicourt-lès-Nempont, avec les terres et fiefs qui en dépendent le 6 mai 1377.

Jacques de Flixecourt en servit un aveu deux fois, pour une partie qui relevait de Ponches, à Guillaume, Sire de Ponches, en 1380, et pour l’autre partie tenue de la Seigneurie de La Broye à Wallerand de Raynneval, le 15 octobre 1380. Le 8 juillet 1371, il se qualifiait Bourgeois d’Abbeville en vendant aux Chartreux un cens de six livres sur une maison située dans ladite ville.

Jean de Flexicourt, Ecuyer, fut banni d’Abbeville, en 1388, avec Firmin du Quesnoy, Ecuyer, pour avoir violé Jeannette Riaude.

Jacques de Flexicourt avait une rente viagère sur les biens constitués en dot à Agnès Leganeur, et cette rente fut réservée lors du mariage d’Agnès avec Thomas Le Ver, le 7 décembre 1391. Il vendit à Jacques Roussel, le 13 mars 1392, tous les cens qu’il avait sur divers tènements à Abbeville. Il est mort avant 1413 lorsque sa veuve et son fils Mathieu de Flexicourt, Ecuyer, furent condamnés, le 4 mai, par sentence des baillis d’Abbeville, à payer certaines rentes au Prieuré de Saint-Pierre pour des fondations faites par leurs ancêtres.

Colart de Flexicourt, Ecuyer, était en procès avec l’Abbaye de Saint-Denis, ainsi que l’atteste une sentence des requêtes du Palais prononcé contre lui, le 6 septembre 1406.

Le 18 janvier 1419, Demoiselle Marie de Flexicourt, l’aînée, tient fief de Ponches, desservi aux plaids par Willaume de Coquissart.

Vers 1444, Mahieu de Betencourt, Ecuyer, est dit Seigneur de Flixecourt.

En 1456, Jean Loryce, de Saint-Riquier, mari et bail de Marie, fille de feu Jean Le Pesqueur, fait aveu à Guillaume du Quesnoy, Seigneur de Nampont, pour un fief nommé Flexicourt.

Hue de Flexicourt, Ecuyer, allié à Guye d’Embreville, Dame de Mautort, releva ladite Seigneurie comme lui appartenant du chef de sa femme, le 11 octobre 1459.

En 1474 et 1476, Mahieu du Bois tient bailliage de Cressy en un fief sis à Flixicourt-lez-Nampont.

En 1552, Adam Lorisse, est Seigneur de Flexicourt en Nampont et de Boisjean.

En 1567, la Vicomté de Flexicourt appartenait au roi. Jean Le Prevost, Ecuyer, Seigneur du Saulchoy-lez-Saint-Valéry, acheta la Vicomté de Flexicourt, qui lui fut vendu en 1570, à faculté de rachat perpétuel, par les commissaires du roi.

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Le 24 mars 1570, Adam Lorisse, Seigneur de Flexicourt et de Boisjean, fait son testament, il laisse la terre de Flexicourt à son héritier, qu’il ne nomme pas, mais qui fut sa sœur Françoise Lorisse, veuve d’Oudart du Mollin, demeurant à Waben (relief du 12 juillet 1570). Le testateur cite « …feus Adrien Lorisse et Bonne de Verchot… », ses père et mère. Il déclare que, s’il ne fait pas de donation à Collaye du Mollin, femme de Liennart de Le Plancque et fille aînée de feu Oudart du Mollin et de « …ma sœur aisnée et apparente héritière... », c’est « ...pour ce que mon intention est que ladite Collaie, selon droict, vienne à ma succession apprès le trespas de sa mère, pour ce que, le jour des espousailles dudit Oudart du Moulin et de mad Sœur, je le meis soubz le palme à cette fin de le légitimer selon les décrétalles… ».

Le 21 septembre 1571, Françoise Lorisse donne à sa fille Collaye du Mollin, en avancement d’hoirie, la terre et Seigneurie de Fléchicourt, « …ses appartenances et appendances, tenue du Roy, nostre sire à cause de son château de Waben, en deux fiefs, par 60 soles parisis de relief et le tierch de canbelaige, plus 6 mesures de terres labourables acquises par ledit Adam Lorisse et aplliquées à ladite Seigneurie de Fléchicourt… ». Elle se réserve une rente de 120 livres de redevances en nature, et « …une chambre en ladite maison de Fléchicourt, pour y faire demoeure par elle et se famille sans le bailler à aultruy… ».

Collaye du Mollin paye le relief le 3 mars 1572. Veuve en 1578, elle donne à son tour la moitié de la terre de Flexicourt à son fils aîné Nicolas de Le Plancque, Archer des ordonnances sous la charge de Monseigneur le Comte de Soissons, qui épouse vers 1576 Marguerite Ysembert. Cette dernière avait en 1581 son douaire assis sur Flexicourt, et le relief payé par son mari est en date du 13 octobre 1576. Il faut sans doute identifier Nicolas de Le Plancque avec le « …sergent Fléchicourt… », ardent pourchasseur des Huguenots, qui, après quelques tentatives infructueuses, tua en trahison le prédicat Jean Aubert, au Bois de Lestocquoy, près de Samer, le 5 mai 1585.

En 1575, Nicolas Le Grand et Abraham Mallet possédent des fiefs à Flexicourt.

Collaye du Mollin, Demoiselle de Fléchicourt, teste par devant Jehan Broudellet, Curé de Montigny et de Nampont, le 31 mars 1582 et meurt avant le 25 avril de la même année. Elle nomme ses filles Nicole de Le Plancque, femme de Pierre Allart, et Marguerite de Le Plancque, non mariée, « …et quant à ma part de la Vicomté, je le donne et laisse à ma dite fille Marguerite, ainssy que feu son père au prorata luy a donné et laissé… ». Si Marguerite meurt sans hoirs, la testatrice veut que sa part retourne à sa sœur.

Jeanne de La Plancque laisse cette Seigneurie à sa sœur Anne de La Plancque par le relief du 27 novembre 1593. Elle est mariée à Jean du Maisnil, Ecuyer, et cité dans le relief du 28 septembre 1599. En 1667, il est appelé Jean du Magny et signe Jan de Many. En 1614, il vit encore ainsi que sa femme.

En 1615, Nicolas de Latre se qualifie Seigneur de Flixecourt-lez-Nempont (c’est peut-être le second mari d’Anne de Le Plancque).

Dagobert Tassin, Ecuyer, est cité dans le relief du 27 juillet 1647, comme mari et bail de Claude du Maisnil, fille de Jean et d’Anne de La Plancque. Ailleurs on l’appelle Louis Gobert, Seigneur de Tassin. En 1651, il est Lieutenant en la citadelle de Rue.

Jean Tassin, Ecuyer, fils du précédent, cité dans le relief du 14 juin 1671 comme Maréchal des Logis de cavalerie, il a été condamné à mort par jugement rendu à Limoges le 16 avril 1674, confirmait par le Présidial de Tulle, pour l’assassinat de Marie Pitau, femme de Pierre Donay, il fut exécuté et ses biens confisqués au profit de la Duchesse d’Alençon, Douairière de Guise et Comtesse de Ponthieu.

Antoine Heruy ou Hervy, ayant acheté cette Seigneurie à la Duchesse d’Alençon, paya les droits seigneuriaux moyennant 1 000 livres, et rendit foi et hommage le 6 juillet 1678. En 1692, il a pour femme Isabeau Meurice.

Jean Levesque, Consul des marchands d’Abbeville en 1690 et Juge des marchands en 1712, Grand Prévôt de la Maréchaussée, épousa le 3 février 1689 Marie Elizabeth Heruy, morte le 25 avril 1743, à 82 ans, fille d’Antoine Heruy, Seigneur de Flexicourt, et d’Elizabeth Maurice (mariés le 24 novembre 1658), paye son relief le 12 mai 1724. D’où : Jean Antoine Levesque, Ecuyer, Seigneur de Flixicourt, Angerville, Lieutenant et Grand Prévôt de la Maréchaussée Générale de Picardie, né le 18 novembre 1689, mort à 63 ans, le 25 mai 1743, à Abbeville, épouse le 21 août 1715, Marie Madeleine Aliamet, morte le 21 novembre 1738, à 48 ans. Elle était janséniste, ainsi que son mari, ils tentèrent vainement de faire guérir leurs infirmités au tombeau du Diacre Paris.

En 1700, M. du Tertre de Montreuil, tient un fief à Flexicourt.

Jean Levesque, Ecuyer, Seigneur de Flixicourt après sa grand-mère, paye le relief le 7 juillet 1747. Né le 10 octobre 1718, il fut conseiller au Présidial, Mayeur d’Abbeville de 1765 à 1767, mort le 5 juin 1792, marié le 10 octobre 1741 à Marie Honoré Briet, Dame de Neuvillette. Il avait vendu Flexicourt, le 4 août 1763, moyennant 24 000 livres, à Charles Louis Manessier de Brasigny, Seigneur d’Heuzecourt, et Marie Anne Foucques, son épouse, par relief du 26 septembre 1763.

Ledit Seigneur Manessier a laissé la moitié de cette terre à sa fille unique, Marie Anne Charlotte Louise, femme de Louis Jean Baptiste Gaillard, Seigneur de Framicourt, par relief du 22 août 1767. L’autre moitié, appartenant à ladite Foucques, comme conquête de communauté, relief du même jour.

En 1780, Flexicourt comptait 11 feux.

Les Seigneurs et Dames de Framicourt vendent, le 26 juin 1781, à Marie Marthe Françoise Foucques de Ballinghem et Marie Thérèse Pétronille Foucques de Valopuis, moyennant 26 700 livres. Elles livrent les titres féodaux de la Seigneurie de Flixicourt en 1793.

En avril 2001, Flexicourt subira de fortes inondations 

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