Buires-en-Halloy

2012-buire-en-halloy.jpg

1147 : Buires

1150 : Buireoe

1283 : Buyres-lez-Halloz

1298 : Les Buiros

1300 : Buire-en-Halloy

1325 : Buyre

1350 : Buyres-en-Haloy

1474 : Buires

1489 : Buyres

1570 : Buyre-lez-Verron

1578 : Buires-en-Halloy

1646 : Buires-en-Halloy

1661 : Bui en Guallois

1718 : Buire-en-Alloy

1757 : Buir en Alois

1757 : Buir en Aloy

1761 : Buyre en Aloy

1764 : Buire en Alois

1840 : Buire en Halloy

1856 : Buire

L’origine du nom vient de « bur » qui désigne une maison des champs, une ferme ou une métairie. C'est un hameau de Nampont.

C’était une des principales fermes du Monastère de Dommartin en 1125.

En 1121, Milon est nommé Abbé de la communauté qui accepte la nouvelle règle de Saint-Norbert, suivi en 1125, par la charte de fondation et la confirmation des biens de l’Abbaye de Dommartin, donnée par Raynaud des Prés, Archevêque de Reims, en outre cette charte ne signale comme appartenant à l’abbaye que les domaines de Saint-Josse-aux-Bois et de Buires-en-Halloy.

En 1125, le Bois du Plouy contenant 95 arpents ou mesures, fut donné à l’Abbaye de Dommartin par Hugues du Pont et Wiard d’Argouve.

On y trouvait une église Sainte-Marie en 1141 selon le cartulaire de Dommartin.

Certaines chroniques font demeurer à Saint-Josse les femmes qui, se seraient retirées par la suite dans la Cour de Buires-en-Halloy, dépendance de l’Abbaye de Dommartin. Par un acte de 1222, Robert de Nempont jure de respecter le contenu d’une charte « ...en présence des frères et des sœurs... » de Buires-en-Halloy.

Maroye d’Amiens, fille de Dreux d’Amiens et femme de Thibaut du Pont de Rémy, avait été dotée par son père des terres de Talmas et de Buyres-lez-Halloz vers 1290.

L’Abbé Henocque cite même, dès 1300, Pierre Lenganeur, Seigneur de Cahours et de Buire-en-Halloy et Godart de Beaulieu écrit, dans le Cartulaire d’Argouves : « ...Anciennement le Seigneur de Nempont avoit une redevance foncière seigneuriale à prendre sur cette ferme. L’a vendue à Lenganeur, lequel a traité avec les religieux de Dommartin de ce bien, à la réserve du Plouie qu’ils se sont réservé. Depuis, Buires relève de ladite abbaye et lui paye en cas de vente les droits seigneuriaux, quoique ce ne soit à leur égard qu’une roture et un surcens, la mouvance féodale appartenant à la seigneurie de Nouvion. Après les Lenganeur ont eu pour héritiers les Le Ver de Caux, qui ont partagé leurs puînés de ces fermes... ».

Le 10 février 1350, accord entre l’Abbaye de Dommartin et le Seigneur d’Argoules : « ...frère Jehan de Vincheneul, canoine de Dommartin et maistre pour le temps de no maison de Buyres en Haloy apartenant à nous religieux, avait fait prendre vers la nouvelle directive de septembre 1348, par les Sergents de la maison de Buire et mettre en prison les pourceaux de noble et puissant Seigneur Monseigneur d’Argoules (Jacques de Cambron, Chevalier, Seigneur de Villeroy et d’Argoules), liqués avoient esté prins en esteuiles qui estoient ès pastis de nostre dite maison... ». Sur la plainte faite par le Seigneur d’Argoules, alléguant que ladite saisie avait été faite à tort, parce que le pâtis n’était pas clos, l’Abbé ordonne que les pourceaux seront rendus et que la cause sera mise à néant.

Furent Seigneurs de ce lieu : 1390, Pierre Lenganeur, Ecuyer, Huissier d’armes du Roi, Lieutenant du Capitaine d’Abbeville. 1395-1440, Agnès Lenganeur, alliée le 7 décembre 1391 à Thomas Le Ver, Ecuyer. 1440-1450, Pierre Le Ver, Ecuyer, Maître de l’artillerie et Lieutenant du Capitaine d’Abbeville. 1450-1470, Jean Le Ver, Ecuyer.

En 1474-1476, « ...Colinet Blondel, bastard de Nouvillers (Longvilliers), tient du bailliage de Rue ung fief de valeur de 3 muys et demy de blé et 2 muys et demy d’avoine, quy se prend sur la cense de Buires, appartenant aux religieux de Dompmartin, et est chargé du droit de douayre de Madame Chrestienne de Courteheuse, Dame de Nouvillers... ».

En 1474, les moines de Dommartin accensèrent, au siècle suivant, la grange de Buire, aux de La Croix, qui en avaient d’abord probablement été les fermiers.

En 1570, la ferme de Buyre appartenait à Nicolas de Belloy qui laissa des enfants mineurs.

Le 6 novembre 1570, Wallerand de Belleval, Ecuyer, Seigneur de Berville, Homme d’armes des ordonnances du Roi, et Dame Louise de Hardenthun, sa femme, précédemment veuve de feu Jehan de La Croix, mère et tutrice de Marie de La Croix, demeurant lesdits conjoints à la maison de Buyre-lez-Verron, baillent à moitié ladite maison, à charge de payer les renvois par moitié, savoir en tout : à l’Abbaye de Dommartin, 37 livres, 10 sols d’argent, 100 livres de beurre, 12 livres de cire, à l’Abbaye de Saint-Riquier, 7 livres, au Seigneur de Bellebronne, 42 setiers de blé.

Le 15 décembre 1578, contrat de mariage de François Le Ver, Ecuyer demeurant à Fressenneville, avec Marie de La Croix, fille unique de feu Jean et Louise d’Hardenthun (alors remariée à Jacques de Bristel, Ecuyer, Seigneur de Bonnelles), la mariée est assistée d’Antoine de La Croix, Laboureur à Nampont, son oncle paternel, et de Jacques Boutin, demeurant à Nampont, veuf de Catherine Himbert, sa grand-mère.

La mariée apporte, de la succession de feu Jehan de La Croix, son père : « ...ung certain lieu, manoir et tenement et terres labourables, pastures, bois et haîeures, nommé Buires en Halloy, paroisse de Dommartin, quy se consiste en cent quatre mesures de terre à la solle à usaige de laboeur, cent mesures de pastures et 18 à 20 mesures de bois et haîeures, selon que en joit à titre de muisons et louaige Jehan Dailly, laboureur et occupeur desd. Lieux, en vertu du bail à luy en faict par lesd. de Brestel et Hardenthum; le tout tenu de l’abbaye de Dompmartin par 36 livres réduictz à 12 escus de cens, avec les redepvances deubes au sgr de Bellebronne en acquict de lad. Abbaye, telles que de huiet septiers de froment, 34 septiers de seigle et 30 septiers d’avoine... ».

Le 3 octobre 1583, les mêmes François Le Ver et Marie de La Croix, demeurant à Fressenneville, baillent « ...à ferme la maison et cense, pourprins, tenement et terres à labour de Buires en Halloy, appartenant aud. Sr du chef de Le Croix sa femme, comme en a jouy Anthoine de Le Croix, précédent fermier... », contenant 107 mesures. Le bail est fait moyennant 16 boisseaux de grains par mesure, blé, seigle ou avoine, mesure de Montreuil. « ...Plus, payer à l’abbaye de Dompmartin dict St Josse au Bois, cent livres de bure et 20 livres de cire, poix de Monstroeul, et 12 escus 50 sols, aux commissaires de ladite Abbaye 18 solz, item herbiller aux pastures de ladite censse, au cas que par les religieulx en soient baillez, quattre bestes à cornes aux relligieux abbé et couvent de St Riquier, en l’acquict de lad. abbaye de Dompmartin, plus deux escus ung thiers de rente... » (60 sols au jour de la Saint-Denis, et un écu 1/3 au jour des Brandons). Au Seigneur de Fresne 30 sols, au Seigneur de Bellebronne 3 écus 1/3, à l’église de Montigny 5 sols par mois pour quelques obits.

1828-cadastre-de-buires.jpg

Le 25 mai 1618, François Le Ver, Ecuyer, Seigneur de Poto, Buire-en-Halloy, et Marie de La Croix sa femme, demeurant audit Buire, font donation à Nicolas Le Ver, leur fils unique, en avancement d’hoirie, de la terre et Seigneurie de Buire-en-Halloy, provenant du chef de ladite de La Croix et consistant en un fief nommé le fief de Buire-en-Halloy, tenu de la Seigneurie de Nouvion par 60 sols parisis de relief, consistant en 42 setiers de blé et 30 setiers d’avoine, que ladite maison et cens et terres de Buire-en-Halloy, dont les donateurs sont propriétaires, « soulloit » devoir aux Seigneurs et Dames de Valençay, et dont les donateurs ont acquis le droit, la maison, cens, pré, pâtures, bois et terres labourables de Buire-en-Halloy, contenant 450 mesures, à charge des redevances dues à l’Abbaye de Dommartin. François Le Ver mourut le 15 février 1619, et sa pierre tombale existe encore en l’église de Montigny. Marie de La Croix, sa veuve, teste le 7 février 1636 devant Daniel Dacheu, Notaire à Abbeville.

Nicolas Le Ver, Ecuyer, Seigneur de Buire-en-Halloy, demeurant audit Buire, enleva Madeleine de Rambures, dont le père Gédéon de Rambures, Ecuyer, Seigneur de Hondescoustre, demeurant au Temple à Conchil, obtint contre le ravisseur une condamnation à mort par contumace. Tout finit par s’arranger, et une transaction du 21 janvier 1625 stipula le mariage des amants. Nicolas Le Ver, marié à Madeleine de Rambures, ne paraît pas avoir laissé postérité. Ses sœurs, mariées dans les familles Hurtel de Tyrancourt, Montaudion, du Four et Bodart, durent aliéner une partie de Buire-en-Halloy, cependant on trouve la terre et le titre de Seigneur de Buire au XVIIIème siècle chez les Bodart.

Marie Le Ver avait épousé le 14 juin 1618 Mathieu Bodart, Ecuyer, Seigneur du Buisson et de Franqueville près de Saint-Valéry, ils eurent pour fils David Bodart, Ecuyer, Seigneur de Vaux, allié en 1677 à Marguerite de Crendalle; d’où Henri Bodart, Ecuyer, Seigneur du Buisson, marié en 1697 à Barbe de Hesmont, d’où Louis Bodart, Ecuyer, Seigneur de Buire, demeurant à Pihem en 1735, allié à Antoinette de Parenty, père de Louis Marc Bodart, Ecuyer, Seigneur de Buire, Saint-Michel, Mousquetaire de la garde du Roi, allié en 1768 à Anne-Thérèse Conrart de Cermillon.

Le 27 juillet 1661, Catherine de Bodart, fille aînée de Mathieu, Ecuyer, Seigneur de la Mothe, du Grand Buisson et de Dame Marie Le Ver, épouse Anthoine d’Isque, Ecuyer, Seigneur dudit lieu. Ses parents lui donnent en dot sa part dans leur future succession, à l’encontre de ses frères et sœurs, « ...savoir les fonds en terre : premièrement la terre de Buire en Guallois, proche de Nempont de Saint-Martin se consistant en 111 mesures de terre, tant à usage de labour, pré, pasture et bois... ».

Le 20 septembre 1698, François de Hesmont, demeurant à Dalles, paroisse de Tingry, fondé de procuration de Marie de Milly, de Dame Catherine Bodart, veuve du Saint-Disque, de Dame Marguerite Bodart et de Dame Antoinette Bodart, jeunes filles à marier, et de Henry de Bodart, Ecuyer, Seigneur du Buisson, demeurant à Pihem, baille à louage à Marie Doliger, veuve de François Germain, la maison et la ferme de Buire-en-Halloy.

Mais, dès environ 1650, le fief de Buire-en-Halloy était sans doute divisé, car la famille de Belloy s’en dit propriétaire, probablement par achat, effectivement, il y avait plusieurs fermes à Buire qui ont pu former des domaines différents.

François de Belloy, Chevalier, Seigneur de Beauvoir, Pont-de-Metz, Buire, Belloy-Saint-Léonard, Capitaine d’infanterie, mort avant 1694, épouse le 27 novembre 1641 Catherine de Gouy, d’où Nicolas de Belloy, Chevalier, Seigneur de Buire-en-Halloy, cadet, partagé par ses père et mère, le 15 novembre 1686, maintenu dans sa noblesse le 24 mai 1698, à 50 ans, épouse le 23 novembre 1694 Anne de Fontaines, d’où Nicolas, né le 25 août 1695, et Elizabeth, le 12 février 1697.

Une des fermes à Buire-en-Halloy, consistant en 25 mesures de pâtures et 25 mesures de terres à la sole, appartenait en 1699 à François Eléonard Du Four, Ecuyer, Seigneur de Thibeauville, Nampont en partie et Buire. En 1691, il demeurait en sa maison de campagne à Nempont.

En 1706, Guillaume de Belloy, Prêtre, Prieur de Saint-Michel de Courville, curateur des enfants mineurs, conjointement avec François de Hesmont, domicilié à Buire-en-Halloy, reconnaît devoir une rente de 7 livres tournois envers l’Abbaye de Saint-Riquier.

Elizabeth de Belloy épousa le 24 août 1718 Philippe Joseph de Gargan, Chevalier, Seigneur de Rollepot, elle apporte en mariage, de la succession de sa mère, un tiers dans la terre et Seigneurie de Buire-en-Halloy, à l’encontre des deux demoiselles ses sœurs, elle se qualifie dans la suite Dame de Buire et du Quesnoy, et meurt à Rollepot le 11 mars 1785, à 88 ans, étant veuve depuis le 23 décembre 1761. Son second fils, Hector Antoine Joseph de Gargan, né à Rollepot le 23 février 1723, guillotiné à Cambrai, le 26 mai 1794, sans alliance, fut d’abord connu sous le nom de Mr de Buire et signait Gargan de Buire. En 1724, Buires-en-Halloy comptait 2 feux et 13 habitants.

En 1772, le hameau de Buires comptait 2 feux et 15 habitants.

Dans le cimetière de Montigny, on lit sur une des tombes : « ...Ici repose le corps de Nicolas LABBE de BELLOY, Chevalier de la Légion d’Honneur, décédé à Nampont-Saint-Martin, le 2 janvier 1836, âgé de 72 ans. Ici repose le corps de Marie Martine Eugènie de BELLOY, épouse de feu Nicolas LABBE, décédée à Nampont-Saint-Martin, le 1er juin 1839, âgée de 44 ans... » (c’est probablement la dernière des Belloy de Buire).

2012-vue-generale.jpg

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site